Comme stratégies de résorption du chômage de masse, nous nous engageons à :
- Mettre l’accent en premier lieu sur le secteur primaire, agricole, afin d’augmenter la production et la productivité : l’agriculture représente le premier gisement d’emplois qui sera soutenu, tant du côté de l’agriculture familiale avec la petite mécanisation, que de celui de l’agriculture des grandes exploitations avec la grande mécanisation;
- Développer le secteur secondaire pour le rendre en mesure d’absorber la production du secteur primaire ainsi que l’excédent de main d’œuvre qui s’y dégagera progressivement suite à l’accroissement de sa productivité;
- Encourager, soutenir l’essor et l’inventivité du secteur tertiaire pour lui permettre de fournir aux deux autres secteurs les outils d’optimisation de leurs exploitations tout en procurant toujours plus de services utiles aux populations : les services relevant du secteur de la santé et d’aide aux personnes, les artistes et sportifs, les enseignants seront des gisements d’emplois à soutenir.
Notre approche est de type social libéral : libéral à travers son chantier productif et social à travers son chantier éducatif et son chantier social. Nous affirmons que :
- L’innovation, par les changements qu’elle apporte, est le ressort fondamental de la croissance et du progrès : dans ce schéma, l’entrepreneur est l’acteur central. C’est donc aux entreprises, c’est-à-dire au secteur privé, qu’il incombera de créer et de développer de plus en plus d’activités pourvoyeuses d’emplois puisque les capacités d’embauche de l’Etat lui-même sont limitées. Le rôle de l’Etat sera, dès lors, de créer et d’entretenir les conditions d’épanouissement desdites entreprises (infrastructures, fiscalité, législation). L’Etat fournira également quelques outils et informations qui font défaut à nos entrepreneurs, par exemple en les dotant des qualités managériales (amour
de l’innovation et aptitudes managériales) qui feront d’eux de véritables capitaines d’industrie dans 5 ou 10 ans. - Des emplois doivent être créés massivement dans toutes les régions du pays. Pour y parvenir, l’Etat devra compter sur les efforts complémentaires des collectivités territoriales décentralisées (ou des Etats fédérés), qui maîtrisent mieux les réalités de leurs territoires et de leurs populations, d’où une nouvelle forme d’organisation sociétale avec un Etat reposant sur des entités jouissant d’une large autonomie qu’elle soit régionale ou sur des entités fédérées, dans lequel les autorités et institutions centrales coopèrent avec les autorités des collectivités décentralisées (ou des entités fédérées) en vue de la création et l’accompagnement des activités pourvoyeuses d’emplois au niveau des
terroirs. - L’Etat prendra sa part d’initiative, dans les filières stratégiques et les projets structurants, en y investissant, à travers le fonds souverain d’investissement (FSI), pour rassurer et encourager les entrepreneurs à le suivre. À ce titre, la généralisation de la formation professionnelle, la réforme de certaines entreprises et organismes relevant du porte feuille de l’Etat ou la création de nouveaux organismes seront les principaux leviers à actionner.
- Nous transformerons le FNE en une AGENCE NATIONALE POUR L’EMPLOI ET LA REINSERTION PROFESSION NELLE (ANERP) qui n’aura plus de mission de formation, mais celles d’animation du marché de l’emploi, de la collecte des données sur l’emploi et d’accompagnement des jeunes sortis des Instituts de Formation professionnelle et Tech nologique et des Centres de métiers dans l’auto-emploi.
La formation professionnelle
La plupart des jeunes, diplômés ou non, n’ont souvent pas les qualifications professionnelles requises pour rentrer dans le monde du travail formel.
Nous pensons que pour venir à bout du chômage des jeunes, il faut leur donner les clés d’accès dans le monde du travail par le biais des passerelles de formations techniques et pratiques ciblées, telles qu’exposées dans le chantier éducatif
À cet effet, afin de fournir les savoir-faire à ces jeunes, l’Etat financera, à travers une réforme du FEICOM, la construction et l’équipement des Instituts de formation professionnelle et technologiques dans tous les départements, et des Centres de métiers dans toutes les communes du Cameroun, au lieu de continuer à construire et équiper les somptueux hôtels de ville à l’utilité contestable dans les villages.
Optimisation des recettes et réduction des dépenses de l’Etat
Afin de compenser les pertes financières de l’Etat dues à l’affectation d’une partie de ses recettes pétrolières et gazières à l’exportation, l’Etat devra engager un certain nombre d’actions, notamment :
- L’élargissement de l’assiette fiscale assortie d’une bonne administration de l’impôt à travers une nécessaire réforme fiscale et douanière ;
- La poursuite de l’assainissement du fichier solde de l’Etat ;
- L’éradication des commandes et marchés fictifs et/ou surfacturés ;
- La restriction des évacuations sanitaires des hauts responsables et autres privilégiés du régime ;
- La rationalisation des missions à l’étranger et des véhicules administratifs.
À ce titre, nous nous fixons comme objectifs pour un mandat la création d’au moins 1 million d’emplois :
- 100.000 postes d’enseignants et formateurs supplémentaires dans le chantier de l’éducation et la formation ;
- 500.000 emplois salariés dans le chantier de la production, dont 400 000 emplois dans l’agriculture et l’agro-industrie et 100 000 emplois dans les filières industrielles autres qu’agro-industrielles ;
- 40.000 emplois salariés dans le chantier social, culturel et de la solidarité nationale.
- 100.000 emplois dans les secteurs de la santé, de la défense et de la sécurité;
- 160.000 emplois dans le secteur du tourisme et du loisir, de l’économie sociale et artisanale
- 100.000 emplois dans l’administration centrale de l’Etat et dans les administrations et services techniques des collectivités décentralisées (ou des Etats fédérés)
