Nous ambitionnons de construire 2800 km de routes et 700 km d’autoroutes à 1200 Mds/an
- Désenclavement des bassins de production agricole, soit 800 km par an : 200 Mds/an
- Relier chaque chef-lieu de Département au chef-lieu de la région par une route bitumée, soit 1200 km par an : 300 Mds/an
- Bitumage des routes urbaines notamment dans les 10 chefs-lieux de régions, soit 1600 km : 400 Mds/an
- Construction d’un réseau d’autoroutes. Première phase : (Yaoundé-Douala (Limbe)-Bafoussam
(Bamenda)-Yaoundé, soit environ 1000 km : 300 Mds/an pour l’apport initial (« Down Payment »): construit essentiellement sur BOT.
FINANCEMENT
- 200 Mds provenant du Fonds Routier (recettes des péages et des stations de pesage routier qui
rapportent actuellement 140 Mds/an. Une modernisation des postes de péage et des stations de pesage pourrait faire passer les recettes à 200 Mds/an) ; - 150 Mds tirés de l’activité du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) estimée à 150-160 Mds qui ne sont pas inscrits au budget de l’Etat ;
- 50 Mds récupérés de la réduction de la fraude des produits pétroliers ;
- 400 Mds correspondant à 10 % des 4000 Mds des recettes budgétaires ;
- 200 Mds prélevés sur les 4000 Mds octroyés au Cameroun par les bailleurs de fonds mais non
décaissés à cause de la non maturation des projets ; - 100 Mds provenant des bailleurs de fonds multilatéraux (Banque mondiale, FMI, Banque islamique de développement, FED etc.);
- 100 Mds provenant des bailleurs de fonds bilatéraux (Eximbank China, India, Agence Française de
Développement, DEG etc.);
RAMENER LE COUT DU BITUMAGE DES ROUTES A DES PRIX RAISONNABLES CORRESPONDANT AUX STANDARDS INTERNATIONAUX
Le km de route bitumée coûte 150 millions au Ghana contre 250 millions au Cameroun. Pour baisser le coût du km de route bitumée ou revêtue, les mesures suivantes seront prises :
- la création d’une Société nationale ayant le monopole des études de faisabilité des projets d’infrastructures, notamment routières ;
- la réhabilitation du MATGENIE ;
- la création de plusieurs unités de concassage de gravier et de la pouzzolane ;
- l’industrialisation de l’extraction du sable de mer et des fleuves ;
- le traçage linéaire des routes ;
- le revêtement de certaines routes et rues par des pavés et des bordures en béton aux normes techniques les plus élevées ;
Avec un tel dispositif, nous pourrons construire environ 700 Km d’autoroutes à 2 Mds/km contre 1 Md/km en Afrique du Sud par exemple.
La création d’une Société nationale d’étude et contrôle des travaux publics (SNECT)
Nous créerons une société d’Etat à caractère industriel et commercial chargée entre autres de la réalisation, seule ou en partenariat, des études et du contrôle de toutes les infrastructures et ouvrages publics au Cameroun (missions qui furent assurées par la SEDA par le passé).
Un entretien routier intégral et décentralisé (au niveau des régions ou entités fédérées)
Nous interviendrons sur l’ensemble du réseau routier, en différenciant les niveaux d’intervention, au regard des contraintes financières, le niveau minimum étant d’éviter un isolement de longue durée aux populations. L’action ne se limitera pas à un transfert des ressources; elle prendra aussi la forme des contrats-plans signés avec l’Etat et contenant des objectifs précis en termes de service rendu aux populations.
