Nos principaux objectifs sont :
- Accroître la production et la productivité dans tous les secteurs de la production (notamment agriculture, élevage, industrie).
- Atteindre une croissance à deux chiffres.
- Entrer dans le Top 50 du Doing Business et être parmi les 10 premiers pays africains qui attirent le plus d’inves tissements directs étrangers (IDE).
Un environnement économique attractif et compétitif
Nos principaux objectifs en matière économique sont :
- Rendre l’environnement économique camerounais attractif pour les investisseurs nationaux et étrangers ;
- Établir un plan national pour la croissance ;
- Augmenter considérablement le nombre d’entreprises camerounaises parallèlement à la formalisation progressive du secteur informel ;
- Renforcer et développer la Bourse de valeurs du Cameroun (DSX) pour en faire un véritable instrument du financement de l’économie nationale de niveau continental ;
- Mobiliser l’épargne nationale et de la diaspora camerounaise pour le financement de l’économie ;
- Revoir les accords internationaux qui pourraient constituer des entraves au développement économique du pays.
Nous ferons du Cameroun un environnement attractif pour les investisseurs nationaux et étrangers dont le pays a tant besoin pour mettre en œuvre sa stratégie de développement, l’objectif étant de faire entrer le pays dans le Top 50 des meilleurs environnements économiques de DOING BUSINESS. À cette fin, nous prendrons un ensemble de mesures telles que :
- La lutte impitoyable contre la corruption ;
- La bonne gouvernance ;
- La réduction de la part de la monnaie scripturale dans l’économie ;
- L’encouragement et le renforcement des échanges électroniques pour la facturation et les paiements
- La simplification de la fiscalité en vue de la rendre plus lisible ;
- La mise en place d’une politique foncière pour permettre un accès sécurisé à la propriété foncière ;
- La définition d’une stratégie d’aménagement du territoire ;
- La création des infrastructures et des équipements requis pour le décollage économique du pays ;
- La réforme du système éducatif en vue de mettre l’accent sur l’enseignement technique et la formation professionnelle ;
- L’introduction d’une véritable sécurité sociale avec une assurance santé minimum pour tous ;
- L’accroissement de la productivité dans nos entreprises et dans nos administrations ;
- La modernisation de la gouvernance économique.
L’organisation, le travail et la discipline
En étroite collaboration avec les organisations syndicales, nous mettrons en place un programme national de sensibilisation et de formation et travaillerons sur la question de la flexibilité du droit du travail, y compris de la durée hebdomadaire du temps de travail. La semaine de 40 h doit être un minimum légal qui peut être portée à 50h selon les branches et les périodes d’activité, sur la base de négociations entre les différents acteurs du marché du travail. Il s’agit d’une des conditions de l’attractivité de notre pays pour les investissements directs étrangers (IDE) et de la compétitivité
de nos entreprises.
De l’informel au formel
- Nous encouragerons et stimulerons la création et l’essor des PME et des TPE pour en faire les principaux pourvoyeurs d’emplois ;
- Nous valoriserons des expériences ayant montré leur capacité à générer des emplois stables et rémunéra teurs. Dans cette perspective, nous encouragerons les jeunes du secteur informel à s’y lancer, l’objectif étant de leur permettre d’avoir une activité stable et rémunératrice ;
- Nous procéderons à une structuration concertée du secteur informel, d’une part, par l’identification des acteurs du secteur, afin de leur fournir l’accompagnement nécessaire à leur développement, d’autre part, par la mise en place d’une fiscalité adaptée;
- Nous mettrons effectivement en place le système préconisé par l’OHADA notamment l’introduction du Système Minimal de Trésorerie pour les très petites entreprises ;
- Nous créerons le statut de travailleur indépendant pour les patrons d’entreprises afin de leur ouvrir le droit à la sécurité sociale ;
- Nous améliorerons le niveau de performance et de productivité des TPE et des PE par des formations professionnelles ciblées pour qu’elles puissent créer au moins un à deux nouveaux emplois dans une période de deux à cinq ans.
Douala – le Manhattan de l’Afrique Centrale
Douala deviendra la place financière du Cameroun et le Manhattan de l’Afrique Centrale. Le plateau de Joss sera l’épicentre de cette capitale financière qui devra drainer les capitaux pour la reconstruction du Cameroun.
Le fonds souverain d’investissement (FSI)
- Nous constituerons un fonds souverain pour impulser l’investissement dans les secteurs stratégiques vers lesquels le secteur privé ne peut investir ou ne trouve pas un intérêt immédiat à investir aujourd’hui.
- Il s’agit de réserves mises de côté en vue, non seulement de se prémunir contre les incertitudes du futur, mais également et surtout de garantir un avenir plus radieux aux générations futures.
- Ce fonds souverain d’investissement résultera dans un premier temps de la réforme de la SNI et sera alimenté progressivement par de nouvelles recettes tirées de l’exploitation des ressources naturelles et d’autres types de participations à définir.
Des accords internationaux justes et équitables
Nous sortirons du Fcfa. Toutefois, la marche vers la fin du Fcfa devra être bien préparée :
- Il nous faudra d’abord décider de la voie à suivre : créer une monnaie propre avec les 15 Etats membres de la Zone franc d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest ? Créer une monnaie propre aux 6 Etats membres de la BEAC ? Créer une monnaie nationale propre au Cameroun ?
- Nous confierons l’examen des différentes options à un Comité d’experts pour obtenir les avis autorisés sur chacune des options, afin de prendre la meilleure décision possible dans l’intérêt de notre pays.
Les APE
L’Accord de Partenariat Economique entre le Cameroun et l’Union Européenne (APE) peut se résumer à ceci : un libre accès au marché européen pour quelques produits du Cameroun (pour l’essentiel forestiers et agricoles), contre le démantèlement progressif des barrières douanières au profit des importations de produits provenant de l’Union Européenne.
Cet accord est très déséquilibré et ne permet pas l’essor industriel du Cameroun. Il devra être réexaminé.
