Consentir des efforts pour mettre les infrastructures socio-économiques au niveau requis pour le décollage économique

  • Les infrastructures socio-économiques recouvrent les routes, les ports, les aéroports, les ponts et les voies ferrées, les écoles, les hôpitaux, les marchés, les bâtiments administratifs, les cités et amphithéâtres universitaires, les tribunaux et les prisons, le réseau d’approvisionnement et de distribution en eau potable, le réseau d’assainissement, le réseau de distribution de l’énergie électrique, le réseau d’éclairage public et les infrastructures pour la protection de
    l’environnement.
  • Nous envisageons de faire de ces infrastructures un levier important de la croissance. À cet effet, nous réunirons toutes les parties prenantes (ministères concernés, collectivités locales, associations patronales, ordres professionnels, syndicats des PME, banques et assurances, etc…) en vue de convenir d’un schéma directeur national pour la création, l’exploitation et la gestion des infrastructures socio-économiques prioritaires.
  • Nous ambitionnons de mettre chaque habitant de nos villes à un maximum de 5 min de marche à pied (500 m) d’une route bitumée.
  • Les programmes régionaux (route transafricaine Lagos-Mombassa et réseau d’Afrique Centrale) seront pour suivis et renforcés. Les liaisons transversales à l’échelle du pays et celles permettant d’ouvrir au reste du pays de vastes étendues disposant d’un potentiel certain (département du Nkam, région de Yoko, etc.) seront développées.
  • Dans le but de renforcer l’unité territoriale du pays, une dorsale sera construite, sous la forme d’une autoroute ou d’une route à trois voies fois deux entre Yaoundé et Kousseri, ainsi qu’un réseau routier approprié dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest.
  • Nous réformerons la gestion de l’entretien routier en faisant sortir cette activité du MINTP pour la confier à une Agence Nationale d’Entretien Routier disposant d’une autonomie décisionnelle.
    Nous décentraliserons l’entretien des routes rurales. Au regard de leur éloignement des centres de décisions nationaux, les pistes rurales feront l’objet d’une gestion locale assurée par les Régions (ou entités fédérées) et surtout les Communes.

Politique générale de financement des infrastructures

La mobilisation des institutions financières nationales et les organisations multilatérales (OML), la mobilisation de l’épargne et des financements privés nationaux, combinées à la mobilisation des apports de la diaspora en complément des budgets publics pour financer les équipements d’infrastructure constituent les maillons de notre politique de financement des équipements qui seuls permettront une croissance économique du pays et dont les besoins en investissements restent considérables.

  • Le principe de partenariat sera institué et encouragé : partenariat privé/privé, partenariat privé/public qui prendront les formes de contrats de performance, contrats d’affermages, contrats de gestion, contrats d’exploitation et maintenance (E&M), co-entreprises, contrats axés sur le rendement, concessions et sous-traitances, contrats BOT (construction, exploitation et transfert), BOOT (construction, propriété, exploitation et transfert), DBFO (conception, construction, financement et exploitation), DCMF (conception, construction, gestion et financement), PEI (producteur
    d’électricité indépendant) et BOO (construction, propriété et exploitation).
  • Les contrats de partenariat, applicables à tous les équipements d’infrastructures et des prestations de service aux populations (telles que la distribution d’électricité, la distribution d’eau potable, l’éclairage public), en faisant appel aux capitaux privés, permettront à l’Etat d’apporter le service public aux citoyens maintenant, au lieu d’attendre de nombreuses années durant pour insuffisances de ressources publiques.